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Quelles sont les manifestations des différentes maladies de la prostate ?

par tiki-lounge
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Symptôme prostate : tout ce qu’il faut savoir

Contrairement à ce que pense la majorité des gens, la prostate n’est pas une maladie, mais un organe du corps humain. Elle est de ce fait sujette à de nombreuses affections qui peuvent être aussi bien bénignes que malignes. Dans cet article, retrouvez l’essentiel à savoir sur cet organe et les symptômes les plus fréquents des différentes pathologies prostatiques.

Qu’est-ce que c’est que la prostate ?

La prostate est un organe génital strictement masculin situé dans le pelvis (petit bassin). Il se trouve tout juste en dessous de la vessie (elle entoure la portion initiale l’urètre) avec laquelle elle est en rapport. Elle  reste également en rapport avec le rectum.

Structure de l’organe

Sur le plan anatomique, en se référant à structuration de Mac Neal, on lui distingue quatre grandes zones :

  • une zone transitionnelle ;
  • une zone centrale traversée par le canal éjaculateur ;
  • une zone fibromusculaire antérieure ;
  • une zone périphérique.

Sur le plan histologique (tissulaire), l’organe possède une structure glandulaire et des fibres musculaires lisses.

Fonctions de la prostate

Comme mentionné plus haut, la prostate est une glande génitale masculine. Elle assure des rôles essentiels au sein de l’organisme :

  • elle participe à la composition du sperme en sécrétant le liquide prostatique et une partie du liquide séminal. Elle produit également un dernier liquide alcalin et transparent qui assure la vitalité du spermatozoïde ;
  • la prostate obture l’urètre par contraction musculaire pendant l’éjaculation, ce qui empêche l’introduction de l’urine dans le sperme.

Les différentes affections prostatiques

Principalement, trois types de maladies intéressent la glande prostatique. On distingue :

  • la prostatite ou inflammation de la prostate ;
  • l’hypertrophie (augmentation de volume) bénigne de la prostate ;
  • le cancer de la prostate.

Les symptômes les plus fréquents des différentes pathologies prostatiques.

Comment se manifeste alors chacune de ces maladies ?

La symptomatologie clinique est multiple et variée. Toutefois, certaines affections comme le cancer peuvent évoluer de manière insidieuse.

L’hypertrophie bénigne de la prostate

C’est l’affection la plus fréquente chez la personne âgée de plus de 50 ans. Elle est due à une prolifération des fibres musculaires de la glande. L’expansion volumique de la glande est un processus physiologique qui apparaît avec l’âge. Lorsqu’elle est exagérée, elle engaine le conduit urétral à son niveau, ce qui explique la majorité des symptômes observés.  Très souvent, on note :

  • une dysurie (difficulté à uriner) ;
  • une pollakiurie (mictions trop fréquentes et en petites quantités),
  • une impériosité mictionnelle ou urgenturie (difficulté à contenir la miction) ;
  • une brûlure mictionnelle.
  • Une sensation de vidange incomplète ;
  • Des gouttes retardataires.

On peut assister dans certains cas à une rétention vésicale aiguë d’urine (l’individu n’arrive plus à uriner) qui se traduit par un globe vésical.

La prostatite

L’inflammation peut être aiguë ou chronique, due à un agent pathogène qui peut être un germe sexuellement transmissible. Elle se manifeste par :

  • une fièvre ;
  • des céphalées, des myalgies (douleurs musculaires) et des arthralgies (douleurs articulaires) ;
  • des douleurs périnéales, parfois lombosacrées ;
  • une pollakiurie ;
  • des brûlures mictionnelles ;
  • une impériosité mictionnelle ;
  • des urines troubles ;
  • une dysurie, voire une rétention aiguë d’urine.

Le cancer de la prostate

C’est l’affection la plus redoutée dans les maladies de la prostate. Son évolution est asymptomatique dans la majorité des cas et les symptômes ne s’observent qu’à un stade avancé de la pathologie. On retrouve parfois des troubles urinaires qui peuvent faire confondre avec une hypertrophie bénigne de la prostate. Le diagnostic est surtout paraclinique par le dosage d’un marqueur tumoral appelé PSA (Prostate Specific Antigene).

En somme, la prostate est un organe de l’organisme masculin qui est sujet à de nombreuses affections aussi bien infectieuses que tumorales. Ces dernières se traduisent par un polymorphisme clinique.

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